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Plus la collecte sélective est efficace, plus le risque d’incendie diminue
La sensibilisation restera un levier important à l’avenir. Les citoyens doivent être conscients des dangers que leurs erreurs de tri peuvent faire courir aux acteurs du secteur des déchets et du recyclage. C’est ce que la COPIDEC, la fédération des intercommunales wallonnes des déchets, veut faire comprendre avec sa campagne.

Plus la collecte sélective est efficace, plus le risque d’incendie diminue

Vers une meilleure collecte sélective des batteries. Car malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation, les incidents continuent de se produire parce que les batteries n’aboutissent pas dans les bonnes filières. Entreprises et citoyens doivent donc redoubler d’efforts pour assurer la sécurité de tous ceux qui travaillent dans le secteur du recyclage et de la gestion des déchets. Grégory Souvereyns (Tibi – COPIDEC) et Martine Vanheers (Bebat) ont expliqué ce qui se passe déjà dans ce domaine.

Continuer les bonnes habitudes partout

Les analyses de déchets montrent que les bonnes habitudes que les citoyens ont cultivées à la maison ne sont pas toujours maintenues une fois qu’ils sont au travail. Les PMC en sont le meilleur exemple. Il n’y a pratiquement pas d’erreurs de tri dans les déchets ménagers, alors que l’on trouve encore beaucoup de PMC dans les déchets résiduels des entreprises. La sensibilisation restera un levier important à l’avenir. Les citoyens doivent être conscients des dangers que leurs erreurs de tri peuvent faire courir aux acteurs du secteur des déchets et du recyclage. C’est ce que la COPIDEC, la fédération des intercommunales wallonnes des déchets, veut faire comprendre avec sa campagne.

De nouveaux collecteurs pour une collecte plus sûre

Combien de batteries arrivant sur le marché sont déjà collectées séparément aujourd’hui ? Avec un taux de collecte de 59%, la Belgique occupe la première place en Europe. Cela est dû en partie aux nombreuses campagnes de sensibilisation passives et au réseau de collecte de Bebat, l’organisme en charge de la collecte, du tri et du recyclage des batteries en Belgique.

Afin de traiter ces batteries en toute sécurité, Bebat a récemment adapté ses systèmes de collecte. Les 24 000 points de collecte ont été conservés, mais les contenants destinés aux ménages, aux écoles et aux commerces ont été dotés d’une nouvelle ouverture dans laquelle seules les petites batteries peuvent être déposées (ce qui représente encore plus de 90 % des batteries). En effet, les batteries plus grandes et endommagées ont leur place au parc de recyclage où elles sont collectées dans des unités ignifugées.

1 batterie dans 100 kg de déchets résiduels

Mais combien de batteries non collectées posent ensuite problème ? Les analyses des déchets ménagers montrent qu’il ne reste qu’une batterie dans 100 kg de déchets ménagers résiduels. Pour les autres fractions, il n’y a pas encore de chiffres. C’est pourquoi Bebat a lancé une campagne en 2023 pour attirer l’attention sur les batteries « invisibles ». Une grande campagne médiatique suivra également en 2024, en collaboration avec Recupel. Ces campagnes devraient aider à atteindre les prochains objectifs (63 % d’ici 2027 et 73 % d’ici 2030). Cependant, aucune campagne ne pointe du doigt le caractère dangereux d’une batterie au lithium-ion.

La consigne n’est-elle pas la ­solution ?

L’introduction de la consigne ne serait-elle pas une bonne idée pour atteindre ces objectifs actualisés ? Bebat n’y est pas favorable car 80 % des batteries lithium-ion sont intégrés dans des appareils électroménagers.

Il s’agit également d’une question complexe pour la COPIDEC. Les intercommunales wallonnes soulignent les grandes différences de durée de vie entre les différents types de batteries. Il faudrait également adapter tout l’écosystème actuel des batteries.

Où se situe la responsabilité ?

Il ne fait aucun doute que de nouveaux outils et mécanismes sont nécessaires. Les risques et les coûts sont entièrement supportés par les entreprises de déchets et de recyclage. Mais qui porte la responsabilité ? Le citoyen qui commet des erreurs de tri ou le producteur qui met des batteries sur le marché ? On estime qu’environ 10 % de la population ne souhaitent pas participer au recyclage. Ainsi, il y aura toujours un pourcentage de batteries qui continuera à se retrouver dans les mauvais flux. Avec tous les risques et dangers que cela comporte pour le secteur des déchets et du recyclage.

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