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Les incendies lithium-ion sont difficiles à éteindre
Qu’il y ait une augmentation du nombre d’incendies, c’est un fait. Mais les services d’urgence belges ne tiennent pas de statistiques sur la cause exacte de ces incendies. Dans les grandes villes étrangères, comme Londres et New York, ils le font. Là-bas, le nombre d’incendies a presque doublé, principalement à cause des vélos et des scooters électriques.

Les incendies lithium-ion sont difficiles à éteindre

Que se passe-t-il concrètement sur le terrain avec les batteries lithium-ion ? Et que peut-on faire pour y remédier ? Lors de la conférence de Denuo, Wim Verbakel de la zone de secours Noord-Limburg et Bram Peetermans de Rematics sont venus témoigner de l’ampleur du problème d’une part et des mesures préventives pour réduire les risques d’autre part.

Un incendie lithium-ion par jour

Mais tout d’abord, quelques chiffres pour encadrer la question. La demande d’énergie provenant des batteries sera multipliée par 12 entre 2020 et 2030. Mauvaise nouvelle quand on sait que le nombre d’incendies causés par des batteries lithium-ion a triplé au cours de la dernière décennie. Aujourd’hui, en Europe, cela équivaut à un incendie par jour. En moyenne, les coûts liés à un incendie varient entre 190 000 et 1,3 million d’euros. Il reste donc beaucoup à faire, car le parc automobile doit être entièrement électrifié d’ici à 2035. En outre, l’évolution vise à rendre les batteries lithium-ion de plus en plus performantes. Pour l’industrie du papier, c’est déjà clair : il suffit d’interdire les cartes de vœux musicales.

Doublement du nombre d’incendies

Est-il vrai que les batteries lithium-ion sont responsables de nombreux incendies ? Ce sentiment était certainement présent parmi les participants au congrès. 37 % de l’auditoire les ont identifiées comme responsables dans 40 à 60 % des cas. 33% les ont même retenues dans 61 à 80% des incendies. Qu’il y ait une augmentation du nombre d’incendies, c’est un fait. Mais les services d’urgence belges ne tiennent pas de statistiques sur la cause exacte de ces incendies. Dans les grandes villes étrangères, comme Londres et New York, ils le font. Là-bas, le nombre d’incendies a presque doublé, principalement à cause des vélos et des scooters électriques. La tenue de meilleures statistiques pourrait donc être un bon point de départ pour mieux encadrer le problème à partir de ces données.

Laissez les services d’urgence s’occuper de l’extinction

Une deuxième préoccupation concerne l’extinction elle-même. Elle est loin d’être évidente. Ce ne sont pas seulement les flammes qui constituent un danger, mais aussi le dégagement de gaz toxiques inflammables qui peuvent rapidement aggraver la situation. Le conseil le plus important ? Mettez-vous d’abord en sécurité. Pour faire face à un incendie de lithium-ion, il faut disposer d’un équipement de protection adéquat.

En raison de la réaction en chaîne qui peut se produire dans les batteries lithium-ion, il faut également veiller à ce que les batteries soient bien refroidies après extinction afin d’éviter de libérer l’oxygène et empêcher d’autres réactions chimiques. Malheureusement, les normes KIWA applicables aux batteries, qui indiquent la rapidité avec laquelle ce processus peut être interrompu, ne disent pas tout. Tout dépend de la facilité avec laquelle les agents d’extinction atteignent les
cellules elles-mêmes.

Un système de caméras pour détecter les batteries dans les déchets résiduels

Pour éviter tout incident de ce type à l’avenir, la collecte sélective des batteries est la principale garantie de succès. Elles ne doivent donc pas se retrouver dans les mauvais flux de déchets.

C’est là que la start-up Rematics veut apporter sa pierre à l’édifice. Un système de caméras monté sur les camions de collecte des déchets identifie en temps réel les matériaux restant dans les déchets résiduels. Lors de la chute, 400 images par seconde sont prises. Cela permet en effet d’obtenir plus de dynamique et donc plus de visibilité.

Les développeurs affirment qu’ils peuvent voir et identifier 70 % des matériaux. Seule limite : le système ne peut pas voir en profondeur. Les batteries boutons pourront donc se cacher plus facilement que les grosses batteries. Mais la technologie se prête bien à la détection rapide des points chauds et à l’amélioration du tri au fil du temps.

Traitement et stockage sûrs

Ces développements, ainsi que d’autres, devraient permettre à terme d’augmenter le pourcentage de batteries collectées. Mais cela nécessiterait un renforcement des mesures de sécurité incendie dans les installations où ces batteries sont stockées. Bien qu’il n’existe pas encore de législation en la matière en Belgique, les principes de la norme PGS-37 sont souvent utilisés dans la pratique. Il s’agit d’une norme en deux parties qui traite du stockage des batteries et du stockage stationnaire de l’énergie.

Un autre conseil tiré de la pratique. Prévoir une dérivation dans les installations de tri est une bonne idée. Si de la chaleur est détectée dans une batterie, une vanne peut s’ouvrir, de sorte que la batterie tombe dans un conteneur qui se remplit ensuite d’eau.

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